À propos

Malgré une carrière scientifique prometteuse, Jean-Michel Berts choisit une voie différente en devenant photographe. Avec son premier Rolleiflex, il est devenu sensible aux effets de la lumière et depuis les années 1980, a travaillé comme photographe de natures mortes pour plusieurs marques de cosmétiques et de parfums reconnues. Tout en exerçant sa profession, il a poursuivi un travail plus personnel : représenter l'essence des villes, rappelant la grandeur des civilisations.

Depuis plus de 20 ans, Jean-Michel Berts travaille sur des thèmes très différents. Il y a une dizaine d'années, à Vienne, il a lancé un projet centré sur les villes, s'inspirant de photographes tels que Norman Parkinson et Hugo Schmölz. Comme l'explique Jean-Michel Berts, « l'architecture est le reflet culturel et économique d'une société ». L'impératif artistique de Berts est de révéler au spectateur toute la subtilité et la richesse des lieux qu'il photographie. Son choix exclusif du noir et blanc est très important pour lui et semble inévitable pour exprimer sa sensibilité. Les photographies sont prises tôt le matin ou tard le soir, et l'absence de figures humaines sur ses clichés permet à Berts de se concentrer sur les constructions humaines, leur conférant ainsi une vie propre et une certaine intemporalité.

La force des photographies de Jean-Michel Berts provient également de sa technique : il utilise le système de zone d'Ansel Adams, avec un temps de pose compris entre neuf secondes et dix minutes, une méthode de surexposition et de sous-développement des négatifs qui permet d'obtenir une densité plus importante, renforçant le contraste du noir et blanc. De Paris à New York, et de Venise à Tokyo, ces villes sublimées prennent à travers son regard une valeur poétique, éthérée et onirique.
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